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Hash Lab #2 : Le Haschish Pakistanais

On en entend(ait) souvent parler, mais on ne sait finalement pas grand chose de lui. On le confond ou l’amalgame souvent avec l’afghan et c’est une erreur, sa technique de fabrication peut différer et son affinement aussi.

On trouve dans les coffee différents hashs « paki » avec différents noms exotiques et/ou différentes couleurs, comme le « purple paki » ect.. qui sont des hashs fabriqués par les coffee à partir de plantes afghanes ou pakistanaises hybrides. Ils ne représentent pas du tout le hash que l’on pourra trouver sur place.

pakistanais-1Du Cannabis Sativa et du Cannabis Indica** poussent dans la région nord du pays à la frontière des montagnes de l’Hindu Kush.

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Culturellement même si elle est prohibée, la consommation de hash reste très ancrée dans les coutumes locales, d’une part via des rituels bouddhiques ancestraux, mais aussi et surtout chez une grande parti des hommes pakistanais, qui le consomment depuis des générations de façon récréative, directement en aspirant la fumé de la combustion avec une paille, ou avec du tabac, en joint ou en chilum.

« Plusieurs techniques de fabrications pour différentes qualités »

La Garda (le pollen)

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Ils récupèrent la résine en tamisant les plantes. Ils l’appellent alors La Garda (le pollen).

 

Le Charas

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Ils travaillent la Garda avec un peu d’eau et l’aplatissent, ils peuvent aussi rajouter des éléments aromatiques ou de textures, et malheureusement aussi des éléments de coupe afin d’augmenter le poids, comme du henné. Le résultat final peut laisser penser à un charas indien, mais ça n’est pas du tout le cas, le hash est beaucoup moins noir à l’intérieur et la résine n’est pas récupérée en frottant les têtes.

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Les paskistanais vont préférer acheter de la Garda (du pollen), pour ensuite la transformer en charas avant de la fumer.

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L’ Awal Namber Garda

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Ils affinent la Garda pendant des mois (au moins trois mois, jusqu’à plus d’un an) en la gardant à l’abri dans des peaux de chèvres ou de moutons fraichement abattus. Les mois les plus chauds sont les meilleurs pour réaliser cette opération qui fera passer sa couleur de pollen à une couleur plus sombre. La lumière du soleil est absolument bannie pendant toute la durée de l’affinage. Cette technique héritée des anciens n’améliore pas que les qualités gustatives du hash, elle améliore aussi sa puissance. Il est considéré comme étant le top du hash pakistanais.

 

BONUS : Le retour d’expérience hallucinant de « Red Eye Zorro » :)

Red Eye Zorro un amateur de cannabis éclairé, a réussi à aller là ou personne ne voulais qu’il aille : les zones tribales pakistanaises. Dans son carnet de route il explique que le bizness des armes, de l’opium et du haschich sont concentrés dans ces zones ou les étrangers ne sont pas la bienvenue.

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Armé de son appareil photo il a réussi à pénétrer dans une boutique d’armes et de hash dans les zones tribales du nord du pays.

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Les photos hallucinantes et rares de boudin de hasch pliés comme du réglisse sur les murs de la boutique.

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Son hallucinant carnet de route : Carnet De Route de Red Eye Zorro et ses photos au Pakistan ici : Red Eye Zorro

** source wikipedia : Le phénotype Cannabis afghanica est synonyme de Cannabis kafiristanica (Vavilov) Chrtek ou de Cannabis sativa subsp. kafiristanica ou encore de Cannabis sativa var. kafiristanica (Vavilov) E.Small & Cronquist). Il est appelé couramment chanvre afghan21. Le Kafiristan, nom d’une province afghane, signifie littéralement « pays des infidèles ». Le Kafiristan est une province isolée dans les montagnes de l’Hindu Kush qui a récemment été renommée Nurestân. Elle est appelée ainsi car d’autres sous-espèces poussent en Afghanistan, souvent dérivées du chanvre indien, et sont souvent appelées abusivement chanvre afghan [pas clair]. R.C. Clarke, J.M. McPartland et D.P. Watson préviennent de cette confusion dans leur Hemp Diseases and Pests.

Le chanvre afghan est cultivé essentiellement dans les montagnes du Pakistan et de l’Afghanistan, milieu auquel il est bien adapté. La plante ne dépasse jamais les 1,50 m de hauteur. Il est à peine plus grande que le chanvre sauvage mais contrairement à ce dernier il possède un important taux de THC. Il est cultivée exclusivement pour la production de haschich, sa petite taille le rendant impropre à une utilisation textile. Il présente de nombreuses ramifications comme le chanvre indien, mais la distance entre les nœuds est beaucoup plus faible. À maturité ses feuilles sont beaucoup plus longues que C. indica, atteignant la dimension de celles de C. sativa mais plus large et avec le même ratio longueur/largeur que C. ruderalis. C’est le seul type de Cannabis à avoir un tronc nervuré et solide. Ces caractéristiques intermédiaires sont peut-être la trace d’une origine hybride ancienne fixée.

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