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Les Landraces : L’origine Des Différentes Variétés De Cannabis

Il y a eu beaucoup de traductions du fameux article  « strain of yesteryear » de Dj Short, mais j’ai déniché encore mieux que ça sur le forum Cannaweb.org/fcf/ : Les traductions du membre John Public des ouvrages « R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981) » ,  « Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988) »  et « DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003) »,  avec parfois en bonus des citations de growers, j’ai réuni le tout de façon à avoir le plus de détails possible et d’illustrations. Big up et merci à John Public pour son taf !

Merci aussi à Freeworldmaps.net de nous laisser utiliser gracieusement leurs cartes du monde !!

Amérique centrale

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Mexique

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Mexico a été longtemps et jusqu’à récemment la source majeure de la marijuana fumée en Amérique. Les efforts réalisés par les patrouilles frontalières pour limiter le flot de la marijuana vers les USA ont eu seulement un effet limité et de nombreuses variétés de haute qualité de Cannabis mexicain ont été continuellement disponibles. La plupart des souches hybrides cultivées domestiquement sont originaires des montagnes du Mexique. Ces dernières années, cependant, le gouvernement mexicain (à l’aide de crédits financiers provenant des USA) a commencé un programme intensif pour éradiquer le Cannabis par l’aspersion aérienne d’herbicides comme le Paraquat. Leur programme a été efficace et le Cannabis mexicain de haute qualité est maintenant rarement disponible. Il est ironique que le NIMH (National Institute of Mental Health) utilise du Cannabis mexicain domestique cultivé au Mississipi comme produit de recherche pharmaceutique pour les chimiothérapies et les patients souffrant du glaucome. A l’optimum de la culture de marijuana mexicaine, des années 6 au milieu des années 70, les souches ou « marques » de Cannabis étaient habituellement affublées du nom de l’était ou de la zone où elles étaient cultivées. De ce fait, des noms comme « Chiapan », « Guerreran », « Nayarit », « Michoacan », « Oaxacan », et « Sinaloan » ont des origines géographiques derrière leur nom commun et signifient quelque chose à ce jour. Toutes ces zones sont des états de la cote Pacifique qui s’étendent de Sinaloa au nord à 27°, puis vers Nayarit, Jalisco, Michoacan et Oaxacan, jusqu’au Chiapas au sud à 15°. Tous ces états s’étendent de la cote aux montagnes, où le Cannabis est cultivé. Les souches de Michoacan, Guerrero et Oaxaca sont parmi les plus communes et peu de commentaires peuvent être hasardés à propos de chacune des souches et plus généralement des souches mexicaines en général.

mexique

Les souches mexicaines sont estimées comme des plantes grandes, droites, de largeur moyenne à grande avec des feuilles larges, de vert clair à foncé. Les feuilles sont constituées de folioles longs, de largeur moyenne, moyennement dentés et arrangés en éventail circulaire. Les plantes maturent précocement en comparaison aux souches de Colombie et de Thaïlande et produisent de nombreux blocs floraux avec un haut ratio « calice/feuille » et une psychoactivité très cérébrale. Les souches du Michoaca tendent à avoir des feuilles très fines et un très haut ratio « calice/feuille » comme les souches du Guerrero mais les souches de l’Oaxaca tendent à avoir des feuilles plus larges, souvent avec des blocs floraux plus feuillus. Les souches de l’Oaxaca sont généralement les plus larges et pousse le plus vigoureusement, alors que les souches du Michoaca sont plus petites et plus délicates. Les souches du Guerrero sont souvent courtes et développent des limbes longs et montants du bas. Les graines de la plupart des souches mexicaines sont plutôt larges, ovoide et légèrement applaties avec une couleur grise ou brune, sans périanthe tacheté. Des graines plus petites, sombres et tachetées sont apparues dans la marijuana mexicaine il y a peu d’années. Cela pourrait indiquer que l’hybridation a cours au Mexique, potentiellement avec des graines introduites de la plus grande source de graines au monde, la Colombie. Aucune récolte de Cannabis commerciale et grainées n’est exempte de l’hybridation et de grandes variations peuvent avoir lieu dans la descendance. Plus récemment, de larges quantités de graines d’hybride domestique ont été introduites au Mexique. Ce n’est pas rare de trouver des phénotypes Thai and Afghan dans des envois récents de Cannabis provenant du Mexique.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
La Mexicaine peut devenir la meilleure sélection que vous ayez jamais planté. La Mexicaine tend à pousser vite et grand, et elle prospère mieux que la Colombienne, les Thais et les Africaines sous une lumière moins intense; elles se comportent bien également sous des lumières artificielles ou dans des serres partiellement à l’ombre. Si vous avez une bonne Mexicaine ou particulièrement une Mexicaine que vous voulez vraiment expérimenter à nouveau, alors plantez une bonne proportion de votre jardin avec des graines Mexicaines.
Les mexicaines sont le plus souvent des sativas classiques, avec une allure symétrique, conique et en sapin de Noël, bien que du fait de l’importation permanente, n’importe quelle variété est possible en provenance de graines mexicaines. Les mexicaines poussent vite: la plus large plante de sinsemilla que j’ai jamais vu était une mexicaine cultivée en Californie qui faisait 22 pieds de haut et qui a permis une récolte de plus de 7 lbs de sinsemilla.

L’apparence et le style de croissance des Mexicaines et des Népalaises sont très proches; beaucoup de Mexicaines semble comme originaire de stock népalais. Les têtes tendent à être bien formées, mais quelquefois « plumeuse » et habituellement, elles sont délicieusement douces et quelques fois épicées. Le high est cérébral, spacey et énergisant mais pas spécialement long. Une variété souvant cultivée en Californie a un goût métallique distinct et est appelée « Ironweed ».

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Highland Oaxaca : La Highland Gold, quelque peu similaire à la Colombian gold, manquait de couleur or brillant mais arborait des pistils pourpre et rouge sur des têtes vertes-brunes-blondes. Elle présentait des têtes plus large avec des feuilles longues et très étroites.

J’ai fumé cette variété durant de brèves périodes au début des années 70 et à nouveau à la fin de ces années, payant entre $40 et $120 l’once.C’était une de mes favorites de toutes à cause des arômes et du goût qui étaient comme de l’encens super épicé au cèdre avec une touche de mûre fermentée, le tout étant une herbe très confortable mais cependant très puissamment psychédélique. Cette herbe a contribué à de nombreuses et bonnes soirées, concerts et évènements de l’époque car elle produisait une expérience très sociale et consciente et se mélangeait bien avec d’autres psychédéliques.

Avec un high terrifiant durant dans le temps qui continuait à déferler au fur et à mesure des heures, ce matos n’avait pas de plafond. Un des phénomène constamment rapporté de l’expérience Oaxaca highland était des distorsions visuelles périphériques comme des images colorées de dessin animé. Cela tendait à augmenter les distorsions visuelles causées par d’autres psychédéliques comme les champignons ou le LSD.

La Oaxaca highland gold était une presque pure sativa qui poussait grandement à 45°N, dehors. C’était également une des sativas les plus symétriques que j’ai rencontré. Les plantes poussaient avec de longues branches latérales vers le bas, et cette croissance les faisaient ressembler à des sapins de Noël à maturation.
Le produit fini était une herbe très douce et épicée de la plus haute qualité, avec une touche d’arôme de pin fruité. Les graines de cette variété étaient petites, foncées et rondes et les plantes montraient quelques signes légers d’hermaphrodisme et demandaient de la surveillance pour maintenir la plante en sinsemilla.

Guerrero : Cette souche des montagnes de bord de cote arrivait sous forme des fameuses lances vertes et grainées et coutait entre $60 et $120 par once en 1977. Elle avait une odeur épicée, presque « wintergreen » par rapport aux autres mexicaines, avec un high très clair et cérébral et une fumée très plaisante. Elle n’était pas aussi forte que d’autre mais elle avait une manière de satisfaire propre à elle.

Il y avait une légende à propos d’un groupe d’entrepreneurs qui auraient importé des graines du Liban vers Guerrero et qui auraient fait poussé la fameuse Libanaise des hautes montagnes entre la fin des années 70 et 1980. Cette Libanaise était électrique, psychedelique tout en étant légèrement sédative. Une herbe unique dont j’aurais souhaité avoir plus.
Les graines de Guerrero étaient moyennes à grandes en taille, et grises à vertes en couleur. Les plantes de ces graines poussaient comme les autres mexicaines et colombiennes: moyennes à grandes, buissonnantes, productives. La Guerrero Green, cependant, est la souche dont provient les fameuses têtes « onion et ail » du Pacifique nord ouest.

Michoacan Brown Spears : Des hautes vallées de Michoaca, cette souche était très similaire en forme et en texture à la Guerrero mais brun foncé, et avec un arôme plus poivré, épicé et boisé. $40 à $60 permettaient d’acheter une once en 1975. Bien qu’elle était quelque peu plus fade que la Guerrero, ce matériel semi-commercial était de loin préférable aux autres mexicaines commerciales disponibles. Elle avait une odeur plus distincte et épicée que la mexicaine régulière, avec un high plus brillant qui n’était pas autant susceptible à la tolérance.
Les plantes de Michoacan Spears n’était pas belles. Elles étaient épaisses et buissonnantes et maturaient plus tôt que les colombiennes. Certaines étaient prêtes fin octobre mais la plupart étaient prêtes début Novembre. Les graines était gris médian et nombreuses. Comme la Guerrero, elles produisaient des odeurs uniques lorsque cultivées dehors dans le Pacifique ouest.

Panama

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
De ce que j’ai comme informations, la Panama red vient d’un petit nombre d’entrepreneurs effrontés qui ont bravé les vagues de l’oppression et qui ont cultivé de copieuses quantités de bonnes vieilles graines de Colombienne Rouge au Panama. Idéalement situé au 8 à 6 degrés au nord de l’équateur, ce paradis tropical possède une côte sur le Pacifique et une sur la mer des Caraïbes, sans grande distance entre les deux, mais avec pas mal de dénivelée. La Panama red à laquelle j’étais abonnée était similaire à de la Colombienne rouge, mais plus aérienne, moins compressées. Elle avait une odeur d’île unique, avec une course sativa épicée/douce. Certains l’appelaient la Tequila de l’herbe, comme elle produisait un high qui diminuait grandement les inhibitions, créant un désir d’en consommer encore plus jusqu’à que ce soit trop tard !

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Pour certains buveurs, la Panama red ne se mélangeait pas bien avec l’alcool, mais pour la plupart, c’était un high très plaisant pour faire la fête. J’ai cultivé quelques graines de Panama red à plus d’une occasion. Les plantes étaient d’un caractère plus buissonnant et de taille moyenne que la Colombienne rouge, avec un peu plus d’hermaphrodisme, et un très long cycle de floraison (12 semaines indoors, fin novembre outdoor). Malheureusement, à cette époque, je cultivais également la fameuse highland Thaï et de nouvelles plants venues d’Afghanistan, qui étaient tellement uniques, nouvelles et puissantes que la Panama red fut négligée.

Témoignages de cultivateurs de souches du Panama:
Rahan: « La Panama est une expérience étrange pour moi. La Panama red a croisé ma route à un moment où je pensais à stopper l’expérimentation de nouvelles souches pour améliorer les chances de préservation de mes souches déjà présentes. A ce moment, un membre généreux du vibescollective m’a demandé si j’étais intéressé pour tester en indoor une lignée qui était appelée « Panama red 1974″. La lignée aurait été retrouvée de très vieilles graines et reproduite en Californie seulement une fois depuis plus de 30 ans. Le pedigree n’était cependant pas absolument sûr à 100%. Enfer, c’était en fait une chance unique d’essayer une souche old school, alors j’ai accepté avec reconnaissance. J’ai fait pousser 16 individus de la lignée, qui était très sativa. Il y avait quelques hermaphrodites dans la culture mais j’ai eu la chance de pouvoir trouver des femelles et des mâles purs pour faire une reproduction. Quelque individus produisaient un peu mieux, mais au final, considérant que c’était une vieille souche non adaptée à l’indoor et à mes faibles qualités de cultivateur, elle était plutôt stable. La souche a poussé comme une sativa, et les premières têtes n’étaient pas matures avant 12 semaines de floraison. La souche produit des petites têtes denses de couleur rouge du fait des pistils orange/rouge. L’odeur était old school, épicée et pourrie, reconnaissable facilement. Les têtes nécessitaient un bon curing et un bon stockage de deux mois avant de révéler le plein potentiel de la souche. La fumée était épaisse et le high très profond et puissant, mais pas « couchlock ». Pas dévastateur non plus, elle était intéressante à fumer avec des amis, pour avoir de bonnes rigolades mais aussi des discussions marrantes, pas aussi stupides que te rendent d’autres souches. Des amis avec de meilleurs capacités de cultivateur ont eu de très jolis résultats sous HPS, et ont travaillé pour éliminer les hermaphrodites de la souche. Ils ont trouvé que la souche était trop puissante et profonde pour une utilisation quotidienne. Cette lignée était et est toujours une lignée à conserver pour moi. »

Amérique du sud

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Colombie

Le cannabis est cultivé en Colombie depuis plus d’un siècle. Beaucoup d’herbe importée vient de ce pays, et la littérature est donc abondante pour cette zone.

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Le Cannabis colombien pourrait être divisé basiquement en deux souches: une provenant des zones côtières, humides et à basse altitude le long de l’Atlantique près de Panama et l’autre provenant des zones intérieures montagneuses plus arides de Santa Marta. Plus récemment, de nouvelles zones de cultures dans l’intérieur du plateau central sud de Colombie et dans les vallées des highland faisant face à la côte atlantique sont devenues les zones principales pour la culture commerciale de Cannabis destinée à l’export. Jusqu’à des années proches, du Cannabis de haute qualité était disponible via le marché noir en provenance à la fois des zones côtières et des zones montagneuses de Colombie. Le Cannabis a été introduit en Colombie il y a un peu plus de 100 ans, et sa culture est profondément ancrée dans la tradition. Les techniques de cultures font souvent appel à la transplantation de jeunes plantes sélectionnées et à d’autres attentions particulières. La production de têtes de couleur « or » ou de « la mona amarilla » est réalisée en gainant ou en enlevant une bande d’écorce de la tige principale d’une plante presque mature, ce faisant, restreignant le flux d’eau, de nutriments et des produits de la plante. Après quelques jours, les feuilles sèchent et tombent alors que les fleurs meurent doucement et deviennent jaunes. Cela produit la hautement reconnue « Colombian gold », tellement fréquente du début à la moitié des années 70 (Partridge 1973). Des noms de marque tels que « punta roja » (pistils rouges), « Cali hills », « choco », « lowland », « Santa Marta gold » et « purple » nous donnent une idée de la couleur des vieilles variétés et de la zone de culture.

colombie

En réponse à la demande incroyable des USA pour le Cannabis, et du contrôle plutôt efficace du Mexique sur l’importation du Cannabis et sur sa culture à travers le renforcement des frontières et l’utilisation de Paraquat, les fermiers colombiens sont passés à la vitesse supérieure. La plupart de la marijuana fumée au USA est importée de Colombie. Cela signifie également que la plus grande partie des graines disponible pour la culture domestique provient également de ce pays. Le business de la culture du Cannabis a soutiré quasiment toutes les zones sauf quelques petites où la culture laborieuse de Cannabis de haute qualité comme celle de type « la mona amarilla » a pu se perpétrer. La marijuana raffinée de Colombie était souvent sans graines, mais les niveaux plus commerciaux étaient presque toujours pleins de graines. Aujourd’hui, la règle est que les zones les plus retranchées dans les highlands sont les centres de la culture à but commercial et peu de petits fermiers subsistent. On pense cependant que quelques fermiers des highlands doivent toujours cultiver du Cannabis de haute qualité, et des cultures occasionnelles font surface.

Les plus vieilles graines, celles des légendaires Colombiennes sont maintenant très recherchée par les breeders. Durant les grands jours de la « Colombian gold », cette marijuana cérébrale et raffinée était cultivée haut dans les montagnes. La marijuana des lowlands humides était caractérisée par des blocs de fleurs fibreux et filandreux présentant un high narcotique et sédatif. Maintenant, la marijuana des highlands est devenue le produit commercial et est caractérisée par des blocs fleurs feuillus et bruns avec un effet sédatif. La plupart des caractéristiques non favorables du Cannabis colombien importé proviennent des techniques agriculturales commerciales faites dans l’urgence, combinées avec une mauvaise préparation (curing) et un mauvais stockage. Les graines de Colombienne contiennent toujours les gènes favorisant une croissance vigoureuse et une forte production de THC. Les souches colombiennes contiennent également de hauts niveaux de CBN et de CBD, qui pourraient également expliquer les highs sedatifs et résulter des faibles techniques de curing et de stockage. Les souches domestiques colombiennes ne possèdent habituellement pas de CBN et de CBD. Le marché commercial a pratiquement éradiqué les souches locales au profit d’hybridations avec des souches commerciales.

Les souches colombiennes apparaissent comme des plantes coniques relativement ramifiées avec une longue tige centrale verticale, des feuilles aux limbes horizontaux et des entrenœuds relativement courts. Les feuilles sont caractérisées par des folioles (entre 7 et 11) fins et avec de profondes dents de scie étalés en cercle presque complet et proposant des couleurs vertes plus ou moins foncées. Les souches colombiennes fleurissent habituellement tard dans les régions tempérées de l’hémisphère nord et peuvent même échouer dans leur floraison sous des climats froids. Ces souches sont adaptées aux longues saisons équatoriales et semblent souvent insensibles à la décroissance rapide de la durée du jour en automne sous les latitudes tempérées. A cause de leur ramification horizontale et de leur cycle de croissance long, les plantes femelles tendent à produire de nombreux blocs de fleurs tout le long de la tige jusqu’au tas central. Ces fleurs de petite taille tendent à produire des graines petites, rondes, foncées, tachetées et brunes. Le Cannabis colombien importé et domestique tend à être plus sédatif dans sa psychoactivité que d’autre souches. Ceci pourrait être dû à l’effet synergétique du THC avec de hautes teneurs en CBD ou CBN. De mauvaises techniques de la part des fermiers colombiens, comme du séchage au soleil sur des grandes piles ressemblant à des tas de compost, pourrait former du CBN comme produit de dégradation du THC. Les souches colombiennes font généralement d’excellent hybrides avec des souches maturant plus rapidement, comme celles d’Amérique centrale et d’Amérique du nord.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
La colombienne est le standard tropical pour la plupart des fumeurs et des cultivateurs. Tout le monde est familier avec la colombienne et c’est une artiste solide. La colombienne pousse un peu plus doucement et reste plus petite et plus compacte que la mexicaine standard. Dans un environnement parfait avec de l’espace pour pousser, une colombienne peut atteindre 16 pieds de haut et récolter cinq pounds de tête après une saison de croissance seulement de 6 mois. Habituellement, les colombiennes sont de forme conique ou classiquement en sapin de Noël, avec les branches les plus longues en bas de la plante. Les colombiennes ont la forme typique des feuilles et du profil de ramification des sativas. Quelques colombiennes font leur plus grandes branches au milieu ou dans la parti haute de la plante et ces branches poussent plus haut que large. Les femelles matures montrent un profil robuste ovale ou en forme de diamant. Lorsque la colombienne est bonne, elle peut être vraiment très très bonne. Par dessus tout, la croissance et la puissance des plantes colombiennes est solide, faisant d’elle un bon candidat pour les cultivateurs expérimentés ou non.

La Colombie est une des ces sources de graines où la culture personnelle peut produire un résultat plus puissant que l’original. Les cultivateurs commerciaux colombiens réalisent des procédures de séchages et de curing parmi les pires, qui dégradent le THC pour le moins actif CBN. Les cultivateurs personnels pourraient être agréablement surpris de trouver que leur produit maison est entre 20 et 50 % plus fort que le matériel initial.

Le niveau le plus bas de colombienne commerciale est habituellement autour de 2% de THC avec 1% de CBN pour un potentiel total d’environ 3% de THC. Plus souvent, le potentiel THC + CBN est aux alentours de 6% pour les souches de Colombie. Pour un produit fait maison, séché avec attention, il n’y aura pas de CBN et toute la production de la plante en THC est conservée. La meilleure colombienne peut atteindre 12% de THC, ce qui est autour du plus puissant que la marijuana puisse atteindre. Dans l’ensemble, c’est une bonne sélection pour le cultivateur intérieur qui n’a pas accès à d’autres variétés éprouvées.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Colombian gold: Provient des vallées des highlands colombiens, à peu près 10 degrés de l’équateur et proche des côtes pacifique et des caraïbes. C’était la spécialité offerte commercialement au milieu des années 70. Elle était grainée mais la plupart des graines étaient mal développées, blanches et inutiles. Quelques rares graines matures étaient trouvables, et étaient sombres, de taille moyenne/petite et rondes. Les têtes étaient feuillues, mais de la plus belle couleur or/blond. La légende dit que proche de la maturité, les plantes étaient gainées et laissées au soleil et à la brume de la montagne pour mourir et sécher. La couleur et le curing étaient évidemment uniques et les arômes, odeurs et high l’étaient également. L’odeur était du type encens de bois de santal, presque d’encens pur, une des herbes ayant un goût des plus caractéristiques au monde.Le high était simplement excitant. Il était vraiment psychédélique, puissant et durait longtemps. D’abord l’odeur superbe, puis une stupéfiant crainte de changement de conscience suivie d’une excitation vertigineuse et des explosions de joyeux fous rires. Sourire bloqué et yeux rouge rendaient visible le fait qu’on était sous influence de cette grande herbe psychédélique.

Les plantes cultivées à partir des graines de la Gold étaient sativas. Elles poussaient symétriquement entre 6 et 12 pieds de haut en extérieur à 45 degrés nord. Occasionnellement, la symétrie était interrompue par un coté qui prenait le dessus sur l’autre, causant un look rond et renflé de pied taillé. Les feuilles étaient longue et moyennement fines. Le produit récolté était une sativa épicée/douce mais qui maturait autour de mi novembre. Le high était au rendez vous, mais pas aussi bon que celui de l’Oaxaca highland. Les plantes étaient un peu hermaphrodites.

Colombian red: L’opposé polaire de la Colombian gold. Cette souche de la jungle des lowlands (peut-être provenant du Brésil) était constitué de petits noyaux denses, rouges foncés, presque noirs qui ressemblaient à du hash. L’arôme était proche du cèdre et du hash. A 30 – 60$ l’once, lorsqu’elle était présente sur le marché (milieu années 70 à 1983), la red était une des meilleures affaires. Le high était narcotique, assommant, les yeux rouges sortaient après la première moitié du spliff. Les joints ne brulaient que dans la première moitié, avant de se noyer dans leur propre résine. Et la fumée était très expansive dans les poumons, puissante avec une saveur de pin/hash. Avant de jeter sa victime dans le sommeil, l’expérience incluait généralement des long spasmes ridicules de fous rires incontrôlables. La plus petite image idiote pouvait induire une hilarité incroyable. C’était l’herbe principale lorsque les films de Cheech and Chong sont sortis.

Les plantes cultivées à partir de graines de la red étaient parmi les premières utilisées par les cultivateurs américains car elle contenait beaucoup de graines qui était de taille moyenne et sombre à gris de couleur. Les graines germaient et poussaient facilement et produisaient de bons résultats. La plante poussait doucement, foncée et buissonnante et étaient d’aspect pas très avantageux voire maigrichonne. Les branches se cassaient facilement à cause du vent. Les variétés cultivées localement faisaient rarement de grosses têtes mais j’imagine qu’elles se seraient finies vers fin novembre ou début décembre.

Brésil (pas encore traduit)

Paraguay (pas encore traduit)

Venezuela

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Il y avait brièvement un peu d’herbe raffinée provenant du Venezuela durant les années milieu 70’s pour une somme comprise entre $50 et $70 l’once. C’était un peu similaire à la meilleure Colombienne ou Mexicaine commerciale de l’époque, mais c’était d’une couleur jaune brillante et pas aussi compacte, rendant les têtes plus lâches que dans la plupart des autres arrivages plus compressés.
La fumée était douce, puis épicée lors de l’exhalation, une preuve de bon curing. Le high était également un peu plus plaisant que celui des variétés plus commerciales.
Malheureusement, je n’ai jamais été capable de cultiver une graine des nombres disponibles et provenant du Venezuela. Je reste curieux de leur comportement potentiel indoor et outdoor.

Oceanie

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Nouvelle Zelande

Kiwi Green, from Cannabis Culture back issue #29
Peu importe l’endroit où vous allez en Nouvelle Zélande, des centre villes aux zones rurales les plus éloignées, les plantes de Cannabis se développent quelque part. Après plus de 70 ans de prohibition, l’herbe est fermement entrée dans le tissu social du pays, et est cultivée par tout le monde, des gens professionels et du business aux chômeurs.
La New Zealand Green (ndt: le terme générique pour « herbe de Nouvelle Zélande » a priori) peut subsister en autonomie, avec de la ganja provenant de partout dans le monde. Pendant des années, les kiwis ont importé des graines d’Asie, d’Europe et d’Amérique du nord, sélectionnant les meilleurs souches, les croisant, et produisant des têtes honnêtes. La dernière édition du « Rough Guide » de Nouvelle Zélande les décrit comme  » très puissantes ».

Avec un climat tempéré et de nombreuses pluies dans la plupart des régions du pays, la Nouvelle Zélande est bien adaptée pour produire des arbres de ganja. Ce n’est pas inhabituel que les plantes atteignent 5 mètres (15 pieds) en hauteur et récoltent plus de 2 kilos de têtes, dans de bonnes conditions.

Origines culturelles
La plante Cannabis a été cultivée en Nouvelle Zélande depuis au moins le milieu du 19ième siècle. Des enregistrements historiques des années 1880 décrivent son usage médical pour l’asthme, la neuralgie, les menstruations et plein d’autres choses. Cultivée localement, le Cannabis était un ingrédient de base dans de nombreuses recettes médicales de l’époque. Un manuel de jardinage du 19ième siècle le recommande comme une plante décorative pour les jardins ornementaux.

Dans les années 1920, lorsque la première vague de répression insensée a parcouru le monde, la Nouvelle Zélande a rejoint les conventions internationales sur les drogues, formulées sous les auspices de la Société des Nations, qui prohibait les opiacées, la cocaine et le cannabis. Le Dangerous Drugs Act de 1927 a inclue la prohibition dans la loi de Nouvelle Zélande.
Envoyée dans l’underground, la marijuana est restée beaucoup dans les franges de la société de Nouvelle Zélande à travers les années 1930-1940. Parmi les plus urbains connaisseurs, c’était associé avec les musiciens de jazz, et durant la seconde guerre mondiale, avec les soldats américains qui l’ont occasionnellement apporté dans le pays.

La prospérité post guerre des années 50 a vu un tendre intérêt de la part des jeunes nouveaux zélandais sur tous les aspects de la culture américaine, incluant la beat generation et son utilisation de l’herbe. « Reefers » devint populaire parmi les musiciens locaux et leurs fans. La plupart du matériel disponible à cette époque était apporté dans le pays par les marins, qui restèrent une source majeure de fourniture jusqu’aux années 60 (En 1965, les douaniers étaient très embarrassés après avoir détenu un marin indien sur la suspicion de dealer de la marijuana, seulement pour trouver que son matériel était seulement du tabac. Les douaniers se plaignirent du fait qu’ils ne pouvaient pas identifier la marijuana car ils ne savaient pas à quoi ça ressemblait)

Explosion de croissance
La popularité de la marijuana a grandi exponentiellement parmi les kiwis à la fin des années 60 et au début des années 70, lorsque les cultivateurs commencèrent à être sérieux. Bien que non sophistiqués selon les standards actuels, les cultivateurs kiwi se sont rapidement fait une réputation pour la New Zealand Green, et ont commencé à exporter leur surplus vers l’Australie.

Les Nouveaux Zélandais ont toujours été enclins à voyager, et les années 60 et 70 en ont vu voyager encore plus que jamais. Naturellement, nombre d’entre eux ont rencontré de fines ganjas locales ici et là, et les plus entreprenants parmi eux les ont ramené pour les planter. Des souches de robustes sativas de Californie, Hawaii et Mexique ont fleuri sous le climat Pacifique, comme l’ont fait des souches indica d’Asie. Les légendaires Buddha sticks des années 70 avaient souvent quelques graines à l’intérieur, ce qui devint la base pour de nombreuses souches locales. Les tistous les pouces verts de la contre culture ont commencé à croiser les différentes variétés, sélectionnant les femelles les plus robustes avec les têtes de choix, sauvant les graines et portant la New Zealand Green vers de nouvelles hauteurs.

Les endroits spéciaux
Dans les années 70, la péninsule de Coromandel est devenu célèbre comme zone de culture de première qualité. Cette zone de collines, largement oubliée après que la ruée vers l’or du 19ième siècle soit venue et repartie, a attiré de nombreux jeunes gens cherchant un mode de vie alternatif. Etant à moins d’une demi-journée de voiture d’Auckland, Coromandel est rapidement devenu une source majeure fournissant le marché urbain.
D’autres régions, comme le Northland, le East Cape, et Marlborough devinrent à leur tour reconnue comme des quartiers généraux de l’herbe. Dans les années 80, le Cannabis était devenu la récolte numéro 1 en terme de valeur pour de nombreuses zones rurale.
L’herbe n’était en aucune façon immunisée contre l’inflation et la culture cupide des années 80. Les prix augmentèrent durant toute la décade, avec l’augmentation vinrent les voleurs, la violence et même des meurtres qui acquirent de deals ayant mal tournés. Inévitablement, les médias sensationnalisèrent de tels incidents. Avec la logique mal tournée pour laquelle les défenseurs de la prohibition sont connues, la violence était associée à la marijuana à la place de l’associer à la loi qui encourageait la violence en premier lieu.

Vers l’indoor
Durant les années 90, la culture en indoor arriva en ville. Des placards et chambres d’amis aux usines entièrement dévouées aux cultures commerciales, les cultivateurs kiwis trouvèrent que le bel indoor avait de nombreux avantages face au bush. Les cultures pouvaient être réalisées toute l’année, arrêtant les raccourcis de saisons qui prévalaient jusqu’à présent avant la récolte d’automne. La culture indoor améliora également la sécurité, éliminant les dangers pour les plantes d’être mangées par les animaux sauvages, réduisant le risque d’être découvert par la police et d’autres indésirables.

De nombreux fumeurs kiwis ont préféré les variétés indoor, spécialement la skunk cultivée de stock importé. Pour certains, la « bush weed » est devenue du bas de gamme, bien que d’autres préfèrent le buzz plus naturel qui selon eux, vient du rayonnement solaire et du sol organique.
La technologie de culture indoor continue à devenir moins cher et plus accessible, rendant les fumeurs des villes moins dépendants des fournisseurs ruraux. Les zones pauvres du pays, où l’économie avait été boostée par la culture de Cannabis, en ont souffert. De nos jours, la bush weed se vend entre $200 et $300 l’once.

Une balle avec assez pour deux joints modestes enveloppée dans du papier aluminium se vend $20 à $25NZ ($8-10US). Pour ceux qui veulent plus mais ne veulent pas investir une pleine once, le sac à $50 est une unité populaire. Il peut contenir de 3 à 7 grammes, dépendant de la qualité et de qui vous connaissez.

Un futur puissant
Est ce que la New Zealand Green est devenue plus puissante avec les années? Les prohibitionnistes alarmistes disent que oui, les tests scientifiques disent que non. Le trou d’ozone de l’hémisphère sud assurent le fait que l’herbe des Kiwi reçoit plein de radiation UV. La plante produit du THC pour se protéger contre les UV, et le trou d’ozone grandit. Qu’est ce que cela signifie pour la New Zealand Green? Regardez l’espace.

Papouasie – Nouvelle Guinée (pas encore traduit)

Australie (pas encore traduit)

 

Iles du Pacifique

Hawaï

L’hawaïenne est un vrai classique. Il y a quelque chose de spécial avec les bonnes herbes des îles, et Hawaiian est une des meilleures. Cultivée correctement en extérieur, elle offre un bouquet superbe et unique d’épices fruitées, comparable à la douceur des meilleurs Thaïs, mais avec comme un goût piquant.

La bonne herbe hawaïenne a toujours été une expérience puissamment dévastatrice pour moi. Elle est très psychédélique et introspective, contemplative et intensément méditative. Une promenade avec le roi, une danse avec la reine, un couché de soleil sur la plage ! Ah! l’hawaïenne !…

hawai

J’ai essayé d’égaler l’effet Hawaiian sur le continent, en extérieur aussi bien qu’en intérieur, sans succès. Tout ce que j’ai cultivé à partir d’hawaïennes s’est avéré sans aucune mesure avec la qualité de leurs parents. Je l’ai mesuré sur 3 générations de tests. La récolte des graines d’Hawaï était comparable à celles des meilleurs plantes d’un stock de Colombiennes moyennes !

Cela m’a amené à une réflexion au sujet d’Hawaï : tout ce qui y pousse donnera quelque chose d’unique et de relativement bonne qualité. Hawaï semble juste être un lieu spécial, je pense.

J’ai vidé de mon jardin toutes mes tentatives de croisements avec Hawaiian depuis 1983. C’était une jolie et robuste plante, et également une bonne productrice. Simplement pas autant impressionnante une fois cultivée hors de son environnement.(DJ Short, Strains of Yesteryear)

BONUS : un article de high times sur la weed hawaïenne

Sous continent indien

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Inde du sud

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
La Ganja (ou sommités florales de Cannabis) a été cultivée en Inde depuis des centaines d’années. Ces souches sont habituellement cultivées de manière sinsemilla et sont séchées, curées et fumées comme marijuana au lieu d’être converties en hashish comme dans la plupart des zones d’Asie centrale. Cela les rend d’un grand intérêt pour les cultivateurs de Cannabis domestique qui souhaitent récupérer les bénéfices d’années de sélection de bonne ganja par les fermiers indiens. De nombreux Européens et Américains vivent maintenant dans ces zones de l’Inde et les souches de ganja ont trouvé la route des récoltes de Cannabis américain domestique. Les souches de ganja sont souvent grandes et larges avec une tige centrale qui peut atteindre 12 pieds de haut et de très nombreuses ramifications latérales. Les feuilles sont vert moyen et composées de 7 à 11 folioles de taille et de dentition modérée, arrangée en éventail circulaire. Les limbes des souches de ganja résultent de ramifications complexes de manière telle qu’au moment de la floraison, les blocs floraux se forment à partir des limbes tertiaires ou quaternaires. Cela provoque une grosse récolte de blocs floraux, qui, chez les souches de ganja, tendent à être petits, minces et courbés. Les graines sont habituellement petites et sombres. De nombreux arômes et goûts épicés apparaissent dans les souches de ganja indienne et elles sont extrêmement résineuses et psychoactive. Le Cannabis médicinal de la fin des années 1800 et du début des années 1900 était de la Ganja d’Inde.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
Les variétés d’Inde sont parmi les plus diverses que vous aurez l’occasion de voir. L’Inde est entre le Pakistan et l’Asie du Sud Est. L’Inde est un pays énorme qui inclue des influences de l’Est et de l’Ouest, et le pays embrasse les climats tropicaux jusqu’au climats tempérés.

inde

L’indienne « typique » est une sativa, pas aussi large qu’une mexicaine ou colombienne typique. La plupart du matériel commercial indien est considéré comme du bon et standard matériel sativa. Les variétés rares sont très petites (3 pieds de haut) jusqu’au variétés plus communes d’environ 12 pieds. Les variétés peuvent donner des feuilles sativa, des feuilles « monophylle » (seulement de 1 à 3 folioles par feuille) ou des feuilles typiquement afghanes, qui toutes représentent la diversité parmi les souches indiennes. La maturation peut être aussi précoce que la plus précoce des afghani ou aussi lente que celle des souches d’Asie du Sud est. La puissance est tout autant variable. Une des variétés les plus douces et délicieuses vient d’Inde du sud, peut atteindre 14 pieds de haut et présente très gracieusement sativa avec des têtes aériennes et des branches longues en arches.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Il y avait un peu d’offre d’Indienne en stick attachés disponible à la fin des années 70 et au début des années 80. Ces sticks étaient caractérisés par leur large taille comparés aux plus petits Thai sticks.

Les Buddha sticks était colorés plus léger et avec une odeur plus douce, distinctivement du genévrier. C’était très stimulant pour le palais. L’Elephant stick était le plus large stick attaché, certains presque une once par unité, et plus foncé. Des deux, je préférais le Buddha car il était plus cérébral mais l’Elephant était également fin et puissant.
J’ai été capable de cultiver quelques graines provenant de Buddha stick. Ca a produit une herbe sentant fortement une odeur de genévrier/réglisse. La plupart des plantes ont poussé moyennement buissonante et la plupart, mais pas toutes, étaient hermaphrodites. Le temps de récolte était moyen également, 10 à 12 semaines indoor, toute fin octobre à novembre dehors à 45°N.

J’ai appelé le produit « Gin Blossom » et l’ai cultivé un peu durant la fin des années 70 et le début des années 80. C’est lorsque j’ai dupliqué l’odeur dans la lignée des Blueberry que j’ai arrêté la souche « Gin Blossom ».

Témoignages de cultivateurs de souches d’Inde du sud:
– Rahan:  » J’ai cultivé une seule souche venant d’Inde du sud ou du centre. C’était une souche collectée à Bombay par un cultivateur qui visitait le pays. Il a acheté un peu à fumer là-bas et a tellement apprécié qu’il a décidé de revenir avec des graines (qu’il a nommé « Indian Mumbai mitai » ce qui signifie le délice sucré de Bombai si je me souviens bien) et il leur a donné leur chance dans un climat similaire. Il a partagé avec moi ses graines originelles, avec peu d’espoir vu la distance à parcourir et l’humidité dans laquelle il avait trouvé les buds et les graines. Donc j’ai planté ces 150 graines et seulement 5 ont germé! Je les ai cultivé en indoor sous néons. Les plantes étaient les plus sativas que j’ai eu, pareil sinon pire que le phéno le plus dur d’Original Haze que j’avais cultivé l’année d’avant. La plupart des individus ont pris plus de 6 semaines de 12/12 avant de montrer une unique fleur, avec certains mettant trois semaines de plus pour en refaire une…

C’était vraiment une culture difficile, tout le placard dédié à 5 individus si difficiles…et finalement un individu qui a tourné hermaphrodite et qui a pollué la récolte de graines avec son pollen. La plante était très buissonante, très ramifiée avec des feuilles très étroites à nombreux folioles. La production était quasi nulle, allant de fleurs éparses le long de la tige à des têtes très fines en position de tête principale. J’ai récolté les plantes à 14-16 semaines, l’une d’elles aurait pu aller plus loin mais je ne pouvais plus attendre! L’odeur était épicée. La fumée était superbe, l’un des plus beaux highs sativas que j’ai testé: très créatif, psychédélique, durant longtemps et pur sativa. C’était une herbe qui était très agréable en soirée et qui nous rendait sociables, elle était également bien pour écouter de la musique. Je ne l’ai jamais travaillé de nouveau, je sais que certaines personnes l’ont tenté en indoor mais ils n’ont pas été satisfait du résultat final. J’ai apprécié énormément le high et l’odeur mais je dois dire qu’elle ne semble pas raisonnable pour de l’indoor, à moins que vous ne soyez réellement un puriste et un cultivateur expérimenté. »

Sri Lanka

Témoignages de cultivateurs de souches du Sri Lanka:
– Rahan:  » Je n’ai jamais cultivé de Sri Lanka moi-même mais un ami proche l’a fait. Il a eu une expérience similaire à la mienne avec la Mumbai mitai. Je l’ai aidé à faire son opinion en la testant et le high était également proche de celui de la Mumbai mitai, sauf qu’il était un peu plus calme, spécialement dans la seconde partie du high. Il a aussi eu des hermaphrodites dans sa culture indoor. »

Inde du Nord

Témoignages de cultivateurs de souches d’Inde du nord:
– Rahan:  » Je n’ai pas cultivé de souche d’Inde du nord mais un ami proche l’a fait pour moi afin de reproduire une souche venant de la vallée de Malana, collectée par mriko. La vallée de Malana a une grande réputation du fait de la Malana cream, donc nous étions intéressés. Elle a poussé plutôt sativa, avec des têtes étroites mais denses et résineuses. L’odeur était intéressante, épicée, comme un mix de carotte et de soupe. Le temps de floraison était court, de mémoire entre 8 et 10 semaines. Malheureusement, elle était cultivée indoor et la souche semblait vraiment destinée à de la production de hashish et donc, la sinsemilla était un peu décevante quoique toutefois plaisante. »

Nepal

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
La plupart du Cannabis du Népal est rencontré dans des endroits sauvages haut dans le piémont Himalayen (Jusqu’à 3200 mètres [10 000 feet]). Peu de Cannabis est cultivé, et c’est à partir de plantes sauvages sélectionnées que provient la plupart de la marijuana et du hashish Népalais. Les plantes népalaises sont habituellement grandes et fines avec des limbes légèrement ramifiés. Les têtes florales, longues et fines, sont très aromatiques et rappellent le fin et frais hashish de qualité « temple ball » ou « finger » qui est fabriqué à la main à partir des plantes sauvages. La production de résine est abondante et la psychoactivité est haute. Peu de souches népalaises sont apparues dans les récoltes de Cannabis domestiques mais elles semblent faire de forts hybrides avec les souches de source domestique et de Thaïlande.

nepal

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
La Népalaise est souvent similaire à la Mexicaine classique bien qu’il y ait des variétés courtes, 4 ou 5 pieds de haut, avec soit des feuilles larges de type afghani ou soit des feuilles type sativa. La Népalaise (tout comme la Sud Africaine) offre souvent le cannabinoide THCV avec le THC. On sent immédiatement les effets du THCV, et de cette manière, on peut être high à la première bouffée. Le THCV ne dure pas aussi longtemps que le THC mais l’effet est cérébral et réjouissant. La Népalaise peut avoir un goût très doux et elle peut former des têtes de bonne taille, même si pas très dense. La plupart des plantes maturent en octobre.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Les Bouddhistes ont le mot suivant: « Que tous puissent être heureux. » Ils ont également un hash qui permet ça: le hash noir créé à la main en provenance des hauteurs himalayennes. C’était un de mes favoris de tout temps.

Le Népalais est un des hashish les plus cérébraux. Un fort mais plaisant trip contenu dans chaque bouffée. C’est un des hash les plus joyeux que j’ai pu gouté. Le gout est épicé/fruité/terreux et parmi les plus joyeuses odeurs de hash. La plupart du hash népalais est fait à la main par frottement sur les têtes, bien que j’ai entendu de la part de voyageurs que des variétés tamisées et pressées sont également disponibles. Simplement dit: Le « Nepalese Temple Ball » est un des plus joyeux, fruité et plein d’odeur, haute qualité des hashish que j’ai jamais gouté.

Témoignages de cultivateurs de souches du Népal:
– Rahan:  » Je n’ai jamais fait une culture complète de Nepalaise mais un ami proche en a fait à partir de graines que j’avais obtenu pour lui via internet. La souche était une indica sauvage et les têtes étaient larges mais un peu aériennes. La production de résine était très bonne. La souche était réputée pour avoir deux phénotypes l’un plus sativa que l’autre mais nous ne les avons pas vu dans les 12 individus. L’odeur était très forte, comme de l’urine et des déjections de chat sur pied, et très fruitée lorsque récoltée et sèche. La fumée était très douce. Le high était plutôt cérébral, on peut rigoler au début. Cependant, il y a aussi une partie plus « body » et la seconde partie du high était plus méditative, très dirigée sur l’introspection. Un point à mentionner est que les plantes ont produit des graines incroyablement larges. »

Afghanistan, Pakistan et montagnes de l’Hindu Kush

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Cette souche du piémont de la chaine de l’Hindu Kush (jusqu’à 3200 mètres, 10000 pieds) est cultivée dans de petits jardins campagnards, depuis des centaines d’années, et est utilisée principalement pour la production de hashish. Dans ces zones, le hashish est habituellement fait de la résine couvrant les calices pistillés tardifs et les folioles associés. Ces résines sont extraites en remuant et en écrasant les têtes florales au dessus d’un tamis en soie et en collectant la résine poudreuse qui tombe des plantes.

Altération et pressage font habituellement suite dans le cycle de production du hashish. Les souches de ces zones sont souvent utilisées comme exemple typique de Cannabis indica. La maturation précoce et la croyance des cultivateurs clandestins que cette souche sort du cadre des lois contrôlant le Cannabis sativa et donc pourrait être légale, a induit sa prolifération dans les cultures domestiques de Cannabis type « drogue ». Des noms tels que « hash plant » et « skunk weed » rappellent l’arôme âcre de « primo » hashish des vallées d’altitude près de Mazar-i-Sharif, Chitral, et Kandahar en Afghanistan et au Pakistan.

pakistan

Cette souche est caractérisée par des plantes courtes et larges, avec des tiges épaisses, ligneuses et fragiles et des entrenœuds courts. La tige principale est habituellement seulement de 4 à 6 pieds de haut, mais les membres primaires, relativement peu ramifiés poussent habituellement tout droit jusqu’à ce qu’ils soient aussi grand que la tige principale et forment une sorte de forme conique de bas en haut. Ces souches sont de taille moyenne, avec des feuilles vert sombre ayant de 5 à 9 folioles très larges, très dentés et disposés en cercle. La surface inférieure des feuilles est souvent plus légère en couleur que la surface supérieure. Ces feuilles ont des folioles tellement larges qu’elles sont parfois comparées à des feuilles d’érable. Les blocs floraux sont denses et apparaissent sur toute la longueur des membres primaires comme des balles feuillues et très résineuses. La plupart des plantes produisent des blocs floraux avec un ratio « tête sur feuille » faible, mais les feuilles internes associées aux fleurs sont habituellement généreusement incrustées de résine.

Une maturation précoce et une production extrême de résine est caractéristique de ces souches. Cela pourrait être le résultat de l’acclimatation aux latitudes tempérées du nord, et à la sélection pour la production de hashish. L’odeur âcre associée aux souches de l’Hindu Kush apparaît très tôt au stade de plantule à la fois chez les individus femelles et mâles et continue durant toute la vie de la plante. Des arômes doux se développent également mais cette souche perd habituellement très tôt cette odeur douce, en même temps que la psychoactivité de type claire et cérébrale.

Une stature courte, une maturation précoce, et une forte production de résine rendent les souches de l’Hindu Kush très intéressantes pour de l’hybridation et de fait, elles ont rencontré une forte popularité. Le pool génétique des souches importées de l’Hindu Kush semble dominant pour ces caractéristiques désirables et elles semblent passer promptement à la génération hybride F1. Un hybride raffiné peut résulter d’une croisement d’une variété Hindu Kush avec une souche tardive, grande et douce de Thailande, de l’Inde ou du Népal. Cela produit une descendance hybride de courte stature, grande quantité de résine, maturation précoce et gout doux, qui va produire des fleurs de haute qualité dans les climats des latitudes nord. De nombreux croisements hybrides de ce type sont fait chaque année et sont actuellement cultivées dans de nombreuses zones d’Amérique du Nord. Les graines de l’Hindu Kush sont habituellement larges, rondes, gris foncés ou noir avec des rayures.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
Les plantes d’Afghanistan et de l’Hindu Kush (indicas) poussent plus petites et plus épaisses que les sativas. Les feuilles d’Afghane sont souvent d’un vert très sombre, presque de couleur bleue, avec des foliloles larges qui se superposent parfois. La hauteur habituelle est entre 4 et 8 pieds. Généralement, les têtes sont compactes et denses, et les pistils sont parfois rose, violet ou rouge profond. La maturation complète prend de la fin aout à octobre. Les Afghani et les Kush (des montagnes de l’Hindu Kush en Afghanistan central et jusqu’à la frontière Parkistanaise) sont souvent interchangeables, et les cultivateurs interchangent les noms suffisamment de manière à ce que la même description puisse s’appliquer. Les Kush sont généralement légèrement plus grande que les Afghani et les feuilles sont entre les afghanis et les sativas à la fois pour la largeur des folioles et pour la couleur. La puissance peut aller de médiocre à très forte, et le high des plantes les plus fortes est souvent débilitant, stupéfiant ou assommant. Les Afghani et les Kush ont toute une gamme de goûts et d’odeurs, mais le terme « skunk weed » provient de l’odeur commune forte et de type putois de nombreuses de ces variétés. Les odeurs peuvent aussi être épicées ou merveilleusement douces.

Pakistani. La Pakistanaise a subi l’influence à la fois des afghanes et des indiennes. Les variétés sont souvent similaires aux afghani et kush standards. Une variété inhabituelle a des feuilles ultra sativa, très étroites, et avec folioles longs et délicats tels que j’en avais jamais vu. Ces plantes atteignaient seulement 7 pieds de haut, mais avec des ramifications à profusion, longues et gracieuses.Des têtes larges mais peu denses se sont formées avec une telle profusion que la ligne continue de têtes cachait les branches. Les branches tombaient en fait vers le bas à cause du poids des têtes, de telle manière que la plante ressemblait à une dense fontaine de têtes. Les fleurs étaient pures blanches avec des pistils inhabituellement longs. La puissance était considérée comme bonne, mais le goût était exceptionnellement doux. Cette variété était mature à la fin de septembre.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
En roulant des grands sommets de l’Himalaya vers l’ouest ou vers le nord, il y a un apex de zones de montagnes qui définissent les frontières nord de l’Afghanistan et du Pakistan. Coincés entre les deux il y a la petite région du Kashmir et les montagnes de l’Hindu Kush. Cette zone pourrait être la plus vieille région du monde productrice de hashish, peut-être le berceau du hashish!

Les plantes de cette zone, la variété Indica, ont été manipulées et sélectionnées par les humains depuis l’antiquité. Courtes, denses et corpulentes, avec des feuilles larges et sombres, ces plantes se comportent le mieux dans leur environnement de haute montagne, à saison courte. Elles ont été sélectionnées pour produire de larges quantités de glandes résineuses facilement détachables, idéales pour la production de hashish. Ces zones comprennent à la fois des méthodes de production de hashish par pression, par tamisage et par frottement des mains.

Le hash Afghan, et la souche indica permettant de le produire, possède un effet beaucoup plus narcotique, rêveur et sédatif que les sativas. Cela est vrai pour les plantes afghanes et d l’Hindu Kush cultivées dans le pacifique nord ouest depuis 1978. Je pense que plus d’indicas devraient être faites pour le hashish, qui est là où leurs qualités les plus fines s’expriment le mieux. Une quantité de graines d’afghanes ont été importées en contrebande dans l’Emerald triangle, en 1978. La production commerciale de la souche a débuté tout de suite après. Il y a pu avoir des essais plus précoces avec des graines Afghanes dans la région, mais aucune n’a atteint des quantités commerciales ou le marché noir.

Afrique

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Afrique du Sud

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Le Dagga d’Afrique du sud est très acclamé. La plupart des graines ont été collectées de cargaisons de marijuana en Europe. Quelques unes maturent très tôt (septembre dans les latitudes nord) et odeur douce. Les blocs floraux étirés, d’arôme doux et de couleur verte claire sont comparables à ceux de souches thaïlandaises.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
L’Afrique du sud a la plus inconstante ou plus précisément les variétés les plus divergentes de toutes les marijuanas provenant d’un seul pays. L’Afrique du sud est au carrefour des routes majeures de commerce et des lignes maritimes. A l’intérieur du pays, il y a de nombreuses cultures utilisant la marijuana, ce n’est donc pas une surprise que les variétés de marijuana de ce pays soient si diverses en termes de puissance, de type de croissance, d’apparence, de gout, d’odeur et de précocité de floraison. Si vous obtenez ce qui est appelé Africaine du sud, ou Durban poison aux USA, très probablement, cela provient de stocks développés par des breeders dans la zone de San Francisco.

De nombreux cultivateurs associent immédiatement le nom de Durban ou d’Afrique du sud avec du stock puissant et maturant précocement. En pratique, aucune de ces hypothèses n’est vrai. Il y a des Africaines du sud qui sont pratiquement inutiles pour de la marijuana et d’autres qui sont parmi les meilleures herbes que le monde peut offrir. Les variétés d’Afrique du sud peuvent maturer très rapidement ou elles peuvent s’accrocher indéfiniment avant de maturer, ressemblant aux variétés équatoriales très tardives. La plupart des Africaines du sud que vous pouvez croiser descend probablement de la « Durban poison » développée dans les années 70 en Californie.

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Le breeder anonyme avait deux volontés primaires -forte puissance et floraison rapide- et il a atteint ces deux buts remarquablement. Cette souche est parfaite pour le jardinier d’intérieur, quelques soient les conditions de culture. Cette Durban poison a des feuilles larges comme celles d’une Afghani avec des entrenœuds de type sativa. Les pistils peuvent être pur blanc, rouge, rose ou pourpre délicat. Les ramifications poussent avec différentes longueurs, comme pour les Thaï, et le profil peut aller d’un ovale de 8 pieds jusqu’à un buisson trapu de 4 pieds. Cette Durban pousse rapidement, solidement, est rapide à maturer, très puissante, au gout doux ou épicé et odoriférante. Que pourrait demander le cultivateur de plus ? Un dernier avertissement: des 6 variétés originales que ce breeder a fait pousser, seule une variété et seuls deux individus parmi les 16 plantes de cette variété étaient intéressantes pour le breeding. Vous pourriez également rencontrer des hybrides de Durban et d’Afghani n°1 provenant de ce stock, sous les numéros 214, 417, 418 et 419 sur la cote Est et elles sont parmi les meilleurs performers, rapides à maturer.

Sur les 5 autres Sud Africaines, une était inhabituelle (Swaziland) dans le fait que ça ressemblait à une variété de Thaï miniature, bien qu’elle ne soit pas hermaphrodite. Les feuilles avaient une dentition arrondie habituelle des variétés Thaï, mais les feuilles était globalement plus petites; la stature finale était courte, environ 6 à 7 pieds de haut, et l’allure était uniformément comme un sapin de Noël. La puissance était considérée seulement comme « bonne ». Des 4 autres variétés cultivées, aucune n’était particulière et aucune ne présentait des caractéristiques suffisamment intéressantes pour justifier un travail de breeding. 3 variétés ressemblaient à la culture et à la dégustation à des mexicaines et népalaises en plus petit. L’autre variété, du Transkei, avec des feuilles et des caractéristiques de maturation entre la Mexicaine et la maintenant célèbre Durban poison, bien que la puissance était médiocre.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
L’herbe de Durban a atteint des niveaux semi-commerciaux dans le passé. Toute les herbes sud-africaines qui sont arrivées sur le marché et que j’ai essayé étaient un peu trop puissante et speedante. J’ai toujours cette accélération cardiaque similaire à celle produite par la jamaïquaine. Il y a cependant de nombreuses personnes qui aiment une herbe type « carnaval aventure » et la Durban est un choix puissant, de fait.

Les graines de la Durban que j’ai cultivé du début des années 80 au milieu de ces années ont produit des sativas moyennes/grandes avec des têtes en forme de lance, des plantes uniformes à la fois dans leur structure et dans le produit fini. Bien que la production était bonne, l’arôme était rude, chimique, qui brulait le nez et les sinus.
Le high était intense et fort mais pas spécialement agréable, donc la Durban a été enlevée de mes travaux futures de breeding.

Témoignages de cultivateurs de souches d’Afrique du sud:
– Rahan:  » J’ai fait poussé une souche provenant de la zone du Natal. Elle m’a été ramené par un ami qui a voyagé dans le pays pendant deux mois. J’ai cultivé la souche en serre. Cela a donné des plantes pures sativas qui produisaient des têtes serrées et fines, qui sentait très doux. Il n’y avait pas d’hermaphrodites dans la souche. Les têtes produisaient un high très speedant, le type « coup de pied au cul » mais dans la tête, qui te faisait rigoler beaucoup. Il ne durait pas longtemps par contre, peut-être une heure et demi. Malheureusement, j’ai perdu la souche quelques années plus tard. »

Malawi

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Le Malawi est un petit pays d’Afrique centrale est, bordant le lac Nyasa. Durant les dernières années, du Cannabis du Malawi est apparu, emballé dans sa tige et roulé serré, à peu près 4 onces par 4 onces. Les fleurs presque sans graines sont épicé au goût et puissamment psychoactive. Les cultivateurs enthousiastes, européens et américains ont immédiatement planté la nouvelle souche et elle a été incorporée dans quelques souches hybrides domestiques. Elles apparaissent comme des plantes larges, vert foncé, de taille moyenne et avec une forte croissance des limbes. Les feuilles sont vertes foncées avec de grands folioles fins et à dents de scie grossière, arrangés en éventail tombant, étroit et ressemblant à une main.

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Les feuilles ne possèdent habituellement pas de dentures dans les 20% distaux de chaque foliole. Les blocs floraux sont parfois aériens, résultant de longs entrenœuds et sont faits de calices larges avec relativement peu de feuilles. Ces grands calices sont très doux et résineux, tout en étant extrêmement psychoactifs. Les graines sont larges, aplaties et raccourcies, de forme ovoïde avec un périanthe (ou manteau de la graine) gris foncé ou brun rouge, tacheté. Le point d’attachement à la base de la graine est inhabituellement profond et usuellement surmonté d’une lèvre abrupte. Quelques individus peuvent tourner au niveau des blocs floraux vers un vert très léger voire jaune lorsqu’elles maturent sous des conditions exposées. Bien qu’elles maturent relativement tard, elles semblent bien acclimatées à la Grande Bretagne et à l’Amérique du Nord.

Les graines de nombreuses souches apparaissent en petites quantité de marijuana africaine de basse qualité facilement disponible à Amsterdam et dans d’autres cités Européennes. Les phénotypes varient considérablement mais cependant, de nombreuses sont similaires en apparence aux souches Thaïlandaises.

Témoignages de cultivateurs de souches du Malawi:
– Kushyman: « Malawi est une pure sativa qui prend 12 à 16 semaines pour fleurir. Elle pousse bien, et produit des têtes décentes. Elle est sombre, avec un high très puissant. »

– Rahan: « J’ai cultivé deux souches venant du Malawi. Une venait de la compagnie African seeds, qui vendait seulement des africaines sauvages, comme de la Durban naturelle, de l’Ethiopienne, de la Zambienne ou encore de la Malawi. Elle a donné des plantes sativas solides, avec une croissance végétative robuste, et des grandes feuilles de semi larges à étroites. Le temps de floraison était autour de 14 semaines en intérieur. Les têtes n’étaient pas très denses en indoor. Le high était cérébral, très énergizant et régulier. La seconde souche a été collectée par un ami d’un contact internet. Elle a donné des plantes plus sombres et plus branchues, mais qui ressemblaient toujours à la version d’African seeds dans une certaine mesure. Les têtes n’étaient pas densesdu tout, mais couvertes de résine et elles sentaient très fruité et doux, presque bubblegum. Le high était plus psychédélique, plus « fou » et un peu plus corporel après une heure, te rendant parfois endormi. »

Afrique Centrale

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Les souches de cette zone (Kenya) ont des feuilles fines et varient en couleur du vert léger au foncé. Elles sont caractérisées par une psychoactivité cérébrale et un goût doux. Les hermaphrodites sont courant.

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Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
Les Nigérianes, Congolaises et Kenyanes peuvent être les plus grandes plantes avec les feuilles les plus larges que vous verrez. Ces plantes poussent potentiellement à plus de 20 pieds de haut, et une Nigériane cultivée en plein soleil avait des feuilles de 18 inches de long. Les plantes nigériannes sont parmi les plus potentes et débilitantes de toute la marijuana (après deux bouffées, les cultivateurs expérimentés en avaient assez et sont allés rapidement dormir). Bien que les têtes nigérianes ne soient pas très denses, elles ne courrent pas comme celles des asiatiques du sud. Les têtes sont extrêmement résineuses, avec une odeur et un gout inhabituel et unique, riche, terreux et organique. Les nigérianes maturent très tard, et souvent ne maturent pas avant fin novembre et même fin décembre à San Francisco.

Les Congolaises et les Kenyanes sont également très larges, mais apparaissent plus similaires aux Colombiennes que les nigériannes, avec des goûts et odeurs équivalents. Les congolaises et les kenyanes maturent plus tôt que les nigérianes et finissent en novembre. La plus forte marijuana testée dans nos échantillons était la congolaise (plus de 11%THC) suivie de la nigériane (plus de 10%) ce qui est aussi puissant que la marijuana peut être en utilisant ce système particulier de dosage de THC (standards mis au point par le gouvernement des USA à l’Université du Mississipi).

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Black Magic African : Cette herbe est la plus forte de toutes. Bien que je n’ai fumé la Black Magic qu’un certain nombre limité de fois, et que je n’ai jamais possédé plus d’un joint, j’estime qu’elle doit être mentionnée. J’ai une fois vue un paquet de cette herbe qui appartenait à quelqu’un d’autre. Cela ressemblait à des feuilles noirs et pourries, avec quelques feuilles intactes mais froissées, plus une poudre noire. Cela n’avait pas d’odeur particulière autre que du foin moisi et roulé au mieux dans des joints très fins.
La fumée était plutôt rude, mais avec une odeur très profonde et riche. Je me souviens également qu’elle produisait de grandes quantités de fumée blanche. Quoiqu’il en soit, ce matos était dangereux ! Je me suis souvent demandé si c’était de l’herbe pure. J’ai cependant accédé plusieurs fois au même produit à partir de différentes sources, à différents moments, tous avec la même histoire.

C’était de l’Africaine black, équatoriale, qui était supposée de l’herbe d’une tribu, du groupe pygmée, ou une autre origine également incroyable ! C’était probablement une herbe indigène d’Afrique centrale. Un tout petit joint pour trois ou 4 personnes était plus qu’adéquat. C’était vraiment la plus dévastatrice, altérant la conscience, des herbes, que j’ai fumé. Je ne me souviens pas d’avoir perdu conscience mais j’ai eu besoin de laisser aller pour revenir. Ce matériel seul pouvait vous faire atteindre la pulsation 3.5 sur l’échelle de mesure psychédélique de Shulgin!

Je n’ai jamais été capable d’acquérir des graines de la Black African, bien que j’ai essayé. C’est une des rares souches indigènes pour lesquelles je suis intéressé à travailler dessus.

Sénégal (pas encore traduit)

Zamal (pas encore traduit )

Ethiopie

Témoignages de cultivateurs de souches de l’Ethiopie:
– Rahan: « J’ai cultivé l’Ethiopian highland de graines que j’avais acheté à la compagnie African seeds, la première fois en serre, puis en intérieur. C’était une sativa buissonnante qui maturait ses têtes dans un temps respectable, entre 9 et 11 semaines. L’odeur de la souche est très particulière, herbale et douce. Il y avait deux phénotypes principaux dans la souche, un très ramifié et total sativa, l’autre avec des feuilles plus larges, moins de branches et une tête principale plus développée. Le high de la souche est vraiment intéressant, lorsque les plantes sont récoltées au moment juste. Totalement cérébral, excellent en écoutant de la musique, un vrai high trippant qui m’a poussé à cultiver la souche de nombreuses fois durant les dernières années. »

Moyen Orient

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Iran

Témoignages de cultivateurs de souches iraniennes:
Kushyman: « Iran Indica: C’est une pure indica qui vient du pays du même nom. Elle a un temps de floraison de 8-9 semaines. Elle présente une structure classique de l’indica avec une puissance de high excellente. Deux phénotypes sont dans la lignée: un trapu et l’autre plus grand avec plus de ramifications. »

Mediterranée

Maroc

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Les montagnes du Rif sont situées dans le nord du Maroc près de la mer Méditerrannée et montent jusqu’à 2 500 mètres (8000 feet). Sur un haut plateau dominant la cité de Ketama pousse la plupart du Cannabis utiliser pour la production de blocs de kif et de hashish. Les graines sont semées largement ou disséminées de manière éparse sur des champs en terrasse rocailleuse, dès que la dernière neige a fondu, et les plantes matures sont récoltées fin aout – septembre. Les plantes maturent font habituellement 1 à 2 mètres (4 à 6 pieds) de hauteur et sont peu ramifiées. Cela résulte de techniques de culture de masse et d’un manque d’irrigation. Chaque plante femelle porte uniquement une tête florale terminale pleine de graines. Peu de plantes males, voire aucune, ne sont coupées pour prévenir la pollenisation.
Bien que la Cannabis du Maroc était originellement cultivé pour les têtes florales qui étaient mixées au tabac et fumée comme du kif, la production de haschich a débuté il y a 30 ans dû à l’influence des occidentaux. Au Maroc, le hashish est fabriqué en agitant la plante entière sur un tamis de soie et on collecte la résine poudreuse qui passe le tamis. C’est une question spéculative de savoir si les souches originelles produisant le kif sont éteintes. Des rapports disent que certaines de ces souches étaient cultivées pour de la sinsemilla et qu’il existe toujours des zones du Maroc où c’est la tradition. Du fait de la sélection pour la production de hashish, les souches marocaines ressemblent à la fois aux souches libanaises et aux souches de l’Hindu Kush au niveau de la largeur des feuilles, des habitudes de croissance rapide et de la forte production en résine. Les souches marocaines sont probablement reliées à ces autres types de Cannabis indica.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Le Hash Marocain est le hash Nord Africain de base. Son aspect varie du brun foncé au jaune doré et a une odeur de cuir épicé. Presque tous les hash marocains sont tamisés et pressés. Bien que de puissance moindre que la plupart des hashs noirs, cette offre commercial coute moins et tend à être plus disponible immédiatement à travers les années.
Les plants marocaines sont courtes et sont prévues pour pousser serrées les unes contre les autres, produisant une tige de type chanvre textile et une grosse tête unique et dense au sommet. C’est apparemment un croisement Sativa/Indica.

Liban

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Les souches libanaises sont rares dans les récoltes domestiques de Cannabis mais elles apparaissent cependant de temps en temps. Elles sont relativement courtes et fines avec des tiges épaisses, des limbes peu développées et des feuilles larges, d’un vert moyen avec 5 à 11 foliloles plutôt larges. Les calices sont relativement grands et les graines aplaties, ovoïdes et brunes foncées de couleur. Comme pour les souches de l’Hindu Kush, ces plantes sont cultivées pour la production de hashich tamisé et pressé, et le ratio « fleurs/feuilles » peut être moins intéressant que la résine totale produite pour la réalisation de hashish. Les souches libanaises ressemblent en de nombreux points aux souches de l’Hindu Kush et il est très probable qu’elles soient reliées.

liban

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
La Libanaise est un autre cross Sativa/Indica de stature courte et dense. Un peu plus courte et buissonante que la Marocaine, elle a une teinte rouge foncée. Le légendaire hash Libanais Rouge tient sa propre place. Le Libanais rouge a un goût et un arôme distinct de pin / genévrier, avec une fumée exhalée comme du cuir épicé piquant. Il était rude pour les narines et les sinus.

La plupart du hash Libanais Rouge était tamisé et pressé, à l’exception de la légendaire Honey Oil de Libanais Rouge. Cette fameuse huile, disponible pour moi uniquement entre 1973 et 1977 était une classe à part entière. L’huile avait une odeur rude de cèdre/genévrier. C’était le produit le plus puissant et se répandant le plus dans les poumons que j’ai rencontré avec le Cannabis. Nous achetions ces pipes à huiles en verre, simplement pour découvrir qu’elles étaient inutiles puisque personne ne pouvait tenir la moindre bouffée de ce matos.
Il fallait enduire un papier de cigarette à rouler avec l’huile, ou il fallait la chasser de l’intérieur d’une pile d’herbe avec une flamme chauffant le dessous. C’était vraiment un truc des plus fins. Les huiles isomérisées et faites maison des années 80 font pâle figure en comparaison de la grande Libanaise Rouge.

Le Libanais blond, « le hash du travailleur », était d’une moindre qualité que le hash Rouge, et les quantités coutaient moins cher. Il était moins dense, laissant apparaitre un gramme comme plus volumineux et donnant l’illusion d’une économie. Le bon Libanais blond avait du caractère, une odeur et un goût épicé/boisé plus également un goût propre et boisé. Le high était un peu plus up que le Rouge, améliorant son attrait pour les travailleurs.

Témoignages de cultivateurs de souches du Liban:
Rahan: « Je n’ai eu qu’une courte expérience avec les souches du Liban. C’était de graines que j’avais acheté à une compagnie suisse. A ce moment, j’étais en train de reproduire plein de souches en même temps, et je dois dire que la Libanaise n’était pas une priorité puisqu’elle était déjà préservée et vendue par quelqu’un d’autre. J’ai fait pousser 10 individus dans un petit espace de végétative avec des néons, puis je l’ai fait fleurir toujours sous des néons. La souche poussait avec pas mal de vigueur, comme une indica courte et trapue. Les mâles ont commencé à fleurir sous le cycle de lumière 18/6 donc j’ai du passer les femelles en floraison rapidement. La lignée ne semblait pas adaptée à l’indoor, ou c’est moi qui était tellement pressé que je ne m’en suis pas bien occupé; les individus n’ont pas assez poussé pour donner une grande quantité de têtes, mais elles avaient pas mal de résine dessus. Les graines étaient grosses, grises et rayées de noir. Le high m’a rappelé le bon vieux hash que je fumais lorsque j’étais plus jeune, très moelleux et doux, un bon produit pour finir la journée et trouver du repos. Cependant, je n’ai pas gardé la souche car j’avais trop de projets de préservation et celle là était déjà sauvée. »

Antilles

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Jamaïque

La Cannabis jamaïcain est spécial pour de nombreuses raisons. La raison géographique est que l’île est un carrefour pour le trafic de drogue entre l’Amérique centrale et les USA. De ce fait, les souches mexicaines et colombiennes sont susceptibles d’avoir traverser la mer. C’est également une île où des esclaves africains ont été émigrés de force pour travailler dans les champs. Plus tard, les anglais ont également favorisé le transfert de travailleurs indiens vers l’île. La raison spirituelle est que le Cannabis jamaïcain a été popularisé par les chanteurs de reggae, spécialement ceux qui chantent la spiritualité de Rastafari. Ganja, Kaya, Lambsbread, Collie weed sont les noms du Cannabis en Jamaïque. Le Cannabis jamaïcain est considéré comme divers mais presque tout le temps puissant, joyeux, raffiné, spirituel et sativa. On pourrait le considérer comme le « champagne » de la culture cannabique. De nos jours, les champs de ganja ont vu les hybrides arriver et même si l’indica n’est pas forcément bien adaptée à ce climat, de nombreuses personnes considèrent que les sativas originelles ont disparu de l’île. Si d’aventure il y en avait toujours, elles seraient probablement dans les communautés Rastafari qui utilisent l’herbe dans un but spirituel.

jamaique

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Les souches jamaïcaines n’étaient pas rares à la fin des années 60 et au début des années 70 mais elles se sont raréfiées depuis. Les variétés vertes et brunes sont cultivées en Jamaïque. Le top du top de la sinsemilla est connue comme la « lamb’s bread » et est rarement vue en dehors de Jamaïque. La plupart des souches supposées Jamaïcaines apparaissent filandreuses et brunes, comme les souches Colombiennes commerciales ou des lowlands. La proximité de la Colombie et la position de la Jamaïque sur les routes du trafic de drogue entre la Colombie et la Floride rendent plausible le fait que les variétés colombiennes prédominent maintenant en Jamaïque, même si ces variétés n’étaient pas à l’origine des souches jamaïcaines originelles. Les souches jamaïcaines ressemblent aux souches colombiennes en ce qui concerne la forme des feuilles, le type de graines et la morphologie générale mais elles tendent à être un peu plus grandes, fines et d’un vert plus clair. Les souches jamaïcaines produisent un effet psychoactif d’une nature particulièrement claire et cérébrale, au contraire de la plupart des souches colombiennes. Quelques souches ont pu aussi venir en Jamaïque à partir de la cote du Mexique, et cela pourrait expliquer l’introduction de souches vertes et cérébrales.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
La Jamaïcaine est entre la Colombienne et la Mexicaine en terme de type de croissance, de high et de goûts. Droites, classiquement sativa, la plupart des jamaïcaines sont un peu plus rapide à grandir que les Colombiennes, et un peu en retrait des Mexicaines. La Jamaïcaine atteint environ 14 pieds de hauteur en conditions optimales, et est généralement mieux ramifiée que la Mexicaine. La Jamaïcaine est un bon candidat pour les cultivateurs en indoor si ces derniers ont apprécié le produit original. Comme la Colombienne, la Jamaïcaine peut être plus puissante que le produit original, du fait des pauvres conditions de curing et de séchage des cultivateurs jamaïcains.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
C’est en de rares occasions que j’ai pu accéder à de l’herbe jamaïcaine vraiment joyeuse. Ces rares échantillons provenaient directement d’amis qui connaissaient des cultivateurs là bas. C’était similaire à l’expérience hawaïenne, mais avec une petite sensation d’excitation « à couper le souffle » en plus.
Le problème que j’ai rencontré avec la jamaïcaine commerciale est qu’elle est vraiment trop forte et speedante ! La Jamaïque est renommée pour son herbe vivante et j’ai un cœur sensible. Donc je suis prudent avec les échantillons de jamaïcaine commerciale que j’essaie.
Tout comme l’hawaïenne, les souches jamaïcaines s’expriment peut-être mieux dans leur pays natif, car j’ai eu peu de succès à en reproduire un exemplaire adéquat. A la fois indoor et outdoor, la Jamaïcaine se comporte et donne un produit similaire à une colombienne de niveau moyen. Peut-être que toutes les herbes provenant d’îles sont unique, de cette manière.

Témoignages de cultivateurs de souches jamaïcaines:
Rahan: « La recherche d’une bonne souche jamaïcaine a été une très très longue histoire dans ma vie de « conservateur » de Cannabis. Le premier contact que j’ai eu avec une souche jamaïcaine était directement dans l’île, lorsque j’ai visité une communauté Rastafari. J’ai partagé une très belle expérience cannabique avec les gens là bas et j’ai appris beaucoup sur la manière de consommer la ganja. Alors que j’étais dans l’île, j’avais un hybride hollandais contenant de la jamaïcaine dans mon jardin. Même si je ne peux pas dire que c’était la même chose que ce qu’il y avait sur l’île, j’ai tout de même apprécié cet hybride pendant une année. C’était un croisement lambsbread x skunk x ruderalis qui permettait de récolter de grosses quantités de têtes d’une grande qualité. Elle avait un high up et speedant et c’était une herbe incroyable à partager avec les amis. Mais les générations suivantes ont donné de pauvres résultats, comme prévu puisque c’était un polyhybride avec de la ruderalis. Donc rapidement après la consommation de la dernière tête de la F1, je cherchais déjà une autre source de bonne Jamaïcaine.

La première opportunité sérieuse vint d’un breeder espagnol très généreux qui m’envoya des graines de Jamaïcaine collectée dans les Blue Mountains en 1985 et préservée en Espagne. La première tentative pour germer les graines n’était pas la bonne mais finalement, une première culture de 10 individus s’est faite, sous néons. Elle était suivi rapidement d’une seconde sous HPS et de nombreux essais avec différentes configurations pour apprendre sur la souche. Cette jamaïcaine pousse vigoureusement avec des entrenœuds relativement courts. Les feuilles sont moyennement larges, avec de nombreux folioles et une couleur vert foncée. Il y a peu d’individus hermaphrodites dans la lignée, et il a fallu stresser grandement les plantes pour les voir. Le patron de floraison de la Blue Mountains était des têtes denses, avec un grand nombre d’arômes, fruités, avec des touches de fraise pour certains individus. Le high de la souche est très intéressant: relaxant, cool et calme. C’est une bonne herbe pour la journée, pour garder le contrôle sur les choses. Ce n’est pas la souche la plus puissante, mais si on en fume trop d’un coup, elle peut perturber… Elle est bien adaptée aux conditions indoor, avec un temps de maturation allant de 11 à 14 semaines et une bonne production à la fin. Dans l’éventail des possibles sur l’origine des jamaïcaines, je dirais que celle là est probablement liée aux souches colombiennes.

Le seconde opportunité sérieuse vint récemment, du vibescollective. C’est une souche collectée dans une communauté rasta des Antilles françaises, une souche de qualité « lambsbread » qui a été offerte à la communauté par un chanteur reggae rasta qui réalisait un concert dans l’île. Il y a peu d’informations sur la souche, à part que le high est électrique et addictif, et que le chanteur a dit que la souche était très rare, même en Jamaïque. Les graines sont de taille moyenne, avec une couleur brune et des rayures et points noirs. J’ai fait une première culture et ai obtenu des plantes pures sativas, pas facile à cultiver mais pas impossible. Il y a quelques individus hermaphrodites et peu de mâles purs dans la lignée (1 sur 15 lors de la première tentative, 4 sur 35 dans la seconde). La souche a une jolie odeur d’herbe durant la végétative et produit des feuilles fines avec de nombreux folioles de couleur vert clair. Elle produit des têtes semi-denses, avec de jolis arômes légers, très fruité et épicé (certains ont senti de la banane et de la pomme dedans). Elle prend 14 bonnes semaines pour maturer les premières têtes et au moins 16 semaines pour être sûr. Le high de la souche est totalement cérébral, pas de plafond et totalement positive. Le seul point négatif est qu’elle peut taper sur le cœur si elle est récoltée trop tôt. Mon hypothèse sur l’origine de la souche est qu’elle a probablement des origines indiennes, et peut-être une influence mexicaine. L’optimisme de la souche la rend très intéressante pour la fumer dans l’après midi ou en début de soirée, écouter de la musique et dériver dans les nuages, mais attention à ne pas en fumer trop tard ou le sommeil disparaitra. C’est ma variété favorite, à la fois à la culture et à la dégustation. »

Asie de l’est et du sud-est

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R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Depuis que les troupes américaines sont revenues de la guerre du Vietnam, les souches cambodgiennes, laotiennes, thaï et vietnamiennes ont été vues comme parmi les plus fines du monde.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
Les variétés de Thai, du Laos et du Cambodge, bien que séduisantes, devraient être évitées ou plantées expérimentalement, spécialement en intérieur. Cultivez seulement peu d’individus de souches d’Asie du Sud-est, car la moitié des fois, elles tournent hermaphrodites, causant des problèmes sérieux et exaspérant lorsqu’elles produisent continuellement des fleurs mâles qui pollenise aléatoirement votre sinsemilla. Quelques variétés poussent de manière erratique, en lançant des apex poussant rapidement qui domine tout dans le jardin, ou en poussant avec de long entrenœuds, de manière à ce que vous commencez à penser que vous cultivez des tiges plutôt que des têtes. Les têtes de souches asiatiques « courent » souvent, mais quelques variétés forment des têtes compactes et solides.

Thaïlande

R.C. Clarke in Marijuana Botany (1981):
Actuellement, la plupart du Cannabis d’Asie du sud-est est produit dans le nord et dans l’est de la Thailande. Jusqu’à récemment, l’agriculture du Cannabis était une petite industrie campagnarde des montagnes nord et chaque famille cultivait un petit jardin. La fierté du cultivateur envers sa récolte était visible dans la haute qualité et la nature sinsemilla de chaque Thai stick précautionneusement emballé. Du fait du grand désir des américains pour de la marijuana exotique, la culture de Cannabis est devenue un gros business en Thaïlande, et de nombreux cultivateurs travaillent maintenant de grands champs de Cannabis de moins bonne qualité, dans les terres basses de l’est. On suspecte que d’autres souches de Cannabis, apportées en Thaïlande pour rafraichir les souches locales et commencer de larges plantation, ont pu s’hybrider avec les souches originelles de Thaïlande et altérant de ce fait la génétique. Egalement, des spots sauvages de Cannabis seraient récoltés et séchés pour l’export. Les souches de Thaïlande sont caractérisées par une croissance grande et méandreuse de la tige principale et des membres, avec une ramification plutôt extensive. Les feuilles sont souvent très grandes avec 9 à 11 folioles rudement dentés, longs et fins, disposés en éventail en forme de main et tombant. Les thaïlandais en parlent comme des « queues d’alligator » et le nom est certainement approprié.

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La plupart des souches Thaï sont sujettes à l’hermaphrodisme et sont très très tardives. On ne sait pas bien si les souches Thaïlandaises tournent hermaphrodites en réaction aux temps extrêmes des climats tempérés nord ou si elles ont une tendance génétique à l’hermaphrodisme. Au désarroi de nombreux cultivateurs et chercheurs, les souches thaïlandaises maturent tard, fleurissent lentement et mûrissent inégalement. Le développement floral retardé et l’apparente non prise en compte des changements de photopériodes et de temps ont potentiellement créé la légende que les plants de Cannabis en Thaïlande vivent et portent des fleurs pendant des années. Malgré ces défauts, les souches de Thaïlande sont extrêmement psychoactives, et de nombreux croisement hybrides ont été faits avec des souches maturant rapidement, comme les mexicaines ou l’Hindu Kush, dans une tentative couronnée de succès de créer des hybrides maturant tôt avec une haute psychoactivité et le gout caractéristique des Thaïs, doux et citronné. Les calices des Thais sont très large, comme les graines et d’autres caractéristiques anatomiques, laissant croire à tort que ces souches seraient polyploïdes. Aucune polyploïdie naturelle n’a été observée dans aucune souche de Cannabis, bien que personne n’ai pris le temps de tout regarder minutieusement. Les graines sont très larges, ovoïdes et légèrement aplaties, d’une couleur brun clair / bronzé. Le périanthe n’est jamais rayé ou tacheté, à l’exception de la base. Les serres ont prouvé être le meilleur endroit pour faire murir des souches Thaïlandaises entêtées dans les climats tempérés.

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
L’herbe de Thaïlande est peut-être le meilleur matériel que vous experimenterez, donc si vous avez des graines que vous voulez cultiver, plantez en mais seulement un peu. Et là, si des problèmes d’hermaphrodisme apparaissent, au moins, ça ne sera qu’une expérimentation plutôt qu’un investissement. Le high des individus d’Asie du Sud Est est excellent, élevant spirituellement, et les têtes ont un goût très épicé, doux ou piquant.

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Highland Thai : La Highland Thai était parmi les herbes les plus absolument douces et fruitées de la planète. Les têtes sativa, douces et collantes, si ficelées efficacement en petits bâtons, étaient parmi les herbes les plus fines.

La Highland Thai, je pense, est au moins partiellement une souche de base de la variété Haze. C’était une des satvas les plus fines cultivées pour son produit final, à 45°N.
C’est de cette variété que la Juicy Fruit Thai provient. La Juicy Fruit Thai était une des premières souches parentales (et pleine de succès) de mon stock utilisé pour le breeding. La Juicy Fruit Thai poussait rapidement, grande et très aléatoirement. Chaque semaine ou presque, une autre branche latérale avait explosé dans un jaillissement de croissance, pour rentrer en compétition et conquérir tous les méristèmes existants (tige principale) et devenait alors le méristème temporaire jusqu’à qu’un autre le remplace. Les feuilles étaient très longues et minces, contenant jusqu’à 13 folioles et profondément dessinées.

La Juicy Fruit Thai prenait de n’importe où entre 1 et 19 semaines pour finir dans un cycle indoor. Dehors, la Juicy fruit était fumable, mais mal développée et feuillue, vers fin septembre. De petites têtes se développaient durant octobre et murissaient en novembre. La durée la plus longue que j’ai pu tenir avec la Juicy Fruit dehors était vers mi décembre dans une serre, et les plantes auraient pu prendre plus de temps.

Le principal défaut pour cultiver la Highland Thai, après son aspect feuillus, était son hermaphrodisme. Bien que peu de graines étaient trouvées, et que les plantes cultivées de ces graines produisaient seulement des quantités mineures de graines, tout le produit était hermaphrodite. Egalement, de nombreuses fleurs mâles étaient stériles sur certaines des plantes ou sur certaines parties des plantes.

De toutes les variétés que j’ai travaillé à 45°N, cette thaï produisait l’herbe la plus puissante. Ce matériel était purement cérébral, mais cependant dévastateur mentalement en quantité, avec absolument pas de plafond. Une fois, un vieux fumeur ami et moi avons testé pour voir à quel point nous pourrions aller avec la Juicy Fruit maison. Je me souviens avoir tenu jusqu’au 14 ième bong, étant complètement incapable de continuer. Ma coordination et ma profondeur de perception était tellement biaisées que j’étais incapable de conquérir physiquement le bong! L’expérience rivalisait avec une prise excessive de LSD, causant un handicap du type psychédélique. Cependant, c’était également incroyablement joyeux, amusant et éducatif en même temps. J’avais des yeux étincelants pendant un ou deux jours ensuite. L’arôme était un punch tropical super doux fruité, et le goût s’exprimait à la fois dans la tête d’herbe et dans la fumée.

Chocolate Thai : La Chocolate Thai était complètement différente. La Chocolate Thai arrivait dans des sticks emballés plus large, avec une couleur profonde de café riche, brûlé et un arôme de café-chocolat qui était paradisiaque. C’est mon estimation (incertaine) que la Chocolate Thai était une variété des lowlands.
Le produit importé était en lui même unique, pas seulement dans son arôme et goût mais aussi dans sa force. C’était un high rêveur, endormi, narcotique qui durait longtemps et constamment. L’arôme possédait un attrait richement chocolaté, profond.
Les graines, dont la plupart était purement noires, étaient extrêmement petites et rondes. Elles étaient peu nombreuses et seulement quelques unes germaient. Les plantes qui en survivaient était terriblement difficile à cultiver, et toutes étaient hermaphrodites. Les feuilles étaient longues, foncées et minces, avec la plupart fournissant des trichomes dessus. Cette souche était croisée avec succès avec la Oaxaca highland, pour créer ce qui devint célèbre sous le nom de Purple Thai.

Témoignages de cultivateurs de souches de Thaïlande:
-Rahan: « J’ai fait poussé deux souches de thaïlandaise, une des lowland côtiers et une des highlands. Ces graines sont venues d’un homme habitant Bangkok, après une très très longue négociation, plus de 3 mois… La highland Thai vient de la zone près de Chiang Mai. J’ai d’abord cultivé quelques individus sous néons. Il n’y avait pas de mâles dans cette première culture, seulement des hermaphrodites et des femelles pures. Les plantes étaient totalement sativa, avec des feuilles agressives et très étroites. Elles ont grandi énormément durant la floraison. Je n’étais pas capable de les maturer jusqu’au bout à cause de raisons extérieures, et j’ai du récolter les graines à 10 semaines. Mais ce produit immature a intéressé un ami et moi suffisamment pour qu’on l’essaie de nouveau, à la recherche d’un mâle pur dans la descendance. Et avec plus de 30 individus, nous l’avons trouvé, l’un, l’unique, parmi tous ces hermaphrodites et femelles. Le high de la souche était up et électrique au début et mute ensuite vers un high rêveur et durant longtemps, de très bonne qualité. La plupart des individus ont été récolté entre 14 et 20 semaines de floraison. La seconde souche est moins surement une pure Thai. Elle a été collectée sur l’ile de Koh Samui et bien que cette ile soit connue pour être un endroit où de nombreuses souches sont apportées de l’étranger, le type a gardé la souche car il l’aimait beaucoup. Elle pousse de manière moins agressive, plus molle mais toujours pure sativa, il y a évidemment des hermaphrodites dans la lignée (des deux types: male/femelle sur la même tête et male/femelle sur le même individu mais avec des branches séparées) mais il y a aussi de nombreux purs mâles et pures femelles. Le temps de floraison est un peu plus long qu’avec la Chiang Mai, peut-être plutôt 16-22 semaines en fonction de l’intensité lumineuse. Le high est totalement moelleux, cérébral, rêveur et déstressant. C’est un plaisir de la fumer, par exemple, pendant un jour de pluie, bien qu’elle semble moins forte que la Chiang Mai. Les deux souches sentaient fortement le citron. Les deux Thais sont parmi les souches les plus fines que j’ai expérimenté. »

BONUS : Reportage high times

Vietnam

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Il y avait un peu d’herbe du Vietnam qui circulait dans les années 70, principalement des récoltes précoces qui étaient la plupart du temps des feuilles mal curées. Néanmoins, il y avait de la qualité particulière, avec un goût épicé et piquant et un high vif. C’était un grand matos à fumer mais je n’en ai jamais fait pousser. J’ai entendu des rumeurs comme quoi de la Vietnamienne était cultivée dans l’Emerald Triangle dans les années 70 et 80.

Témoignages de cultivateurs de souches du Vietnam
– Kushyman: « vietnamese black [anon]: C’est un croisement entre une femelle de Vietnam black et une semi indica nordvietnamienne (rudérale?). Plutôt trappue avec une floraison de 12-14 semaines. Quelques hermaphrodites si stressée, quelques unes ont goût de foin mais il y a des phénotypes tellement puissants que tu peux perdre la coordination de ta vessie. Vietnam Dalat: C’est une pure vietnamienne, sativa, avec une floraison de 14 à plus de 20 semaines. Elle a besoin de moins de 12 heures de lumière pour fleurir. Il est très très difficile d’obtenir des têtes décentes, difficile aussi d’avoir des non hermaphrodites. Lorsqu’elle est cultivée correctement, c’est l’une des souches des plus joyeuse et ensoleillée, sans plafond. »

– Rahan: « J’ai eu l’opportunité de fumer de la Vietnam Dalat à partir de graines cultivées par un ami. Elle a produit un très joli high typique d’Asie du Sud est: très calme, joyeux et durant longtemps. Il n’y a pas eu d’opportunité de faire des graines car l’ami n’a obtenu que des femelles pures sur cette culture. Donc nous avons perdu la souche! »

laos

Birmanie (pas encore traduit)

Cambodge (pas encore traduit)

Phillipines

DJ Short in Cultivating Exceptionnal Cannabis (2003):
Les Philippines sont une autre chaîne d’iles renommées pour leur production de bonne herbe. J’ai possédé une fois une petite quantité de ce qui était supposé être de l’herbe des Phillipines à la fin des années 70. Elle avait un fort arôme citronné qui produisant une fumée épicée et un high cérébral. Je n’ai jamais cultivé la variété donc je ne peux rien dire sur la plante. L’herbe était d’un vert clair, sativa et grainées, donc peut-être quelqu’un a pu expérimenté cette souche.

Japon (pas encore traduit)

Chine

Mel Frank in Marijuana Grower’s Insider’s guide (1988):
Je n’ai expérimenté qu’une seule variété provenant de la République Populaire de Chine. Les feuilles étaient de type Afghani bien qu’elles soient d’un vert plus clair. Les plantes maturaient rapidement et atteignaient le plus souvent seulement 3 ou 4 pieds lors de la récolte fin aout. Le patron de ramification était erratique, avec des branches de différentes longueurs apparaissant du haut au bas de la plante. La puissance était moyenne mais suffisamment bonne pour que, avec sa rapidité de maturation, ce stock soit un bon candidat pour l’hybridation. Cette variété chinoise avait quelques caractéristiques inhabituelles, comme des graines énormes, des pistils rouges mixtes, des têtes rondes et pleines, et l’occurrence inhabituelle de têtes se développant sur les pétioles des feuilles. Les variétés de chanvre de Chine sont réputées de moyenne à très grande taille et d’apparence sativa. La maturation peut aller de très rapide à très lente puisque la Chine est un pays très vaste couvrant plusieurs degrés de latitude.

Source des textes : Cannaweb.org/fcf/

Merci aussi à Freeworldmaps.net de nous laisser utiliser gracieusement leurs cartes du monde !!

 

Bonus #1 quelques tableaux de l’évolution des variétés chez différents breeder, par Le Marcel d’Alchimia.

Bonus #2 Des photos d’époque :

Bonus #3 Une liste non exhaustive des landraces :

liste-landrace-purkif

 

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